«Le cerveau de Kennedy» (2005 /2009) de Henning Mankell s'éloigne beaucoup des enquêtes du commissaire Wallander. Ici, nous sommes devant une mère archéologue, Louise Cantor, qui cherche à comprendre le décès de son fils de vingt-cinq ans, Henrik. Elle ne croit pas à la conclusion de l'enquête policière qui classe l'affaire comme un suicide par somnifères. Les recherches qu'entreprend Louise Cantor s'apparentent davantage à un thriller. Les recherches débutent dans l'appartement de son fils à
Stockholm. Rapidement, elle découvre qu'il a un autre appartement à Barcelone, qu'il a un bon compte en banque et qu'il connaît des gens au Mozambique. À partir de là, l'essentiel de l'action du roman va se dérouler au Mozambique, on sait que Henning Mankell connaît très bien ce pays. Elle interroge des amis de son fils ou des gens qui l'ont rencontré, on se trouve au sud du Mozambique, sur la côte. Tout au long de sa quête, elle comprend qu'il y a parmi ceux-ci des gens corrompus et que Henrik cherchait à obtenir des preuves pour dénoncer des méthodes de recherche pharmaceutique douteuse liée au traitement du SIDA. Des villageois sont recrutés sous de faux prétextes pour servir de cobaye dans les laboratoires. Des personnes disparaissent ou sont carrément assassinées devant elle, avant qu'ils puissent lui donner des détails sur ce qui passe.
On comprend que Henning Mankell voulait par ce roman dénoncé le sort réservé à la population noire d'Afrique, notamment en ce qui concerne le traitement du SIDA. Il se permet même de glisser, dans les conversations de ses personnages, cette «théorie complotiste» qui veut que ce virus ait été créé pour faire disparaître la population noire du continent africain. Pour ma part, ce roman m'apparaît
mal ficeler, plusieurs avancées de la quête de Mme Cantor se font par de mystérieuses lettres qui, tout à coup, lui tombe entre les mains pour lui donner des pistes à suivre. Malgré cela, trop de questions ou de mystères demeurent sans réponses dans ce roman. Oui, Louise Cantor peut davantage croire que son fils a été assassiné parce qu'il comptait dénoncer à la face du monde le travail de ces laboratoires plus ou moins secret, mais elle n'en est pas certaine. D'autre part, de mon point de vue, le titre du roman sonne comme une astuce de marketing pour attirer l'attention, parce que le lien avec l'intrigue est très ténu. Bref, il a beaucoup d'autre roman policier à lire que celui-là.

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