Probablement que certains d'entre vous ont déjà lu le roman phare de John Steinbeck, «Les raisins de la colère», 1939 (1947 pour la version française), 639 pages. C'est encore plus vrai si vous avez évolué dans un univers anglophone puisque ce roman est énormément étudié en contexte scolaire, et ce à tous les niveaux. Il a reçu, en 1940, le prix Pulitzer pour cette œuvre magistrale. Un film mettant en vedette Henry Fonda a repris pratiquement mot à mot les dialogues de cette aventure américaine.
Pour ma part, je viens d'en terminer la lecture et franchement c'est une lecture à mettre absolument à votre agenda. La qualité de l'écriture (et de la traduction) vous permet de prendre place dans le roman, vous sentez la chaleur, la poussière vous étouffe. L'histoire fondée sur la réalité sociale de l'époque est dramatique, bouleversante et révoltante. En pleine crise économique, des dizaines de milliers de famille qui subsistaient en cultivant la terre se voient contraintes à migrer vers l'espoir que laisse miroiter la Californie. Mais ce périple sera vain, ils travailleront sans relâche à assurer leur survie. L'auteur prend le temps de clarifier les enjeux soulevés par le drame qui se joue devant nos yeux, l'industrialisation de l'agriculture, le capitalisme financier sans visage qui prend de l'ampleur, la solidarité dans les épreuves, l'embryon de la syndicalisation, etc.En nous présentant cette épopée américaine au travers des faits et gestes d'une famille, l'auteur nous rappelle qui s'agit avant tout d'un drame humain. À mettre dans votre liste de lecture!

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